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Bandeau théière calli

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lundi 29 avril 2013

Le PinYin


Le mot chinois pinYin (拼音 pīnyīn) signifie "Assemblage de sonorités" et correspond à un système de transcription phonétique en écriture occidentale latine. C'est en février 1958, pendant la 5e session plénière de l'Assemblée populaire de Chine, que cette transcription a été approuvée, pour être adoptée à partir de 1979 par le gouvernement chinois.

Plusieurs systèmes de phonétisation internationale ont vu le jour, tel le système de Wade-Giles (1859, modifié en 1912) ou le Bopomofo, ou encore d'autres provenant de minorités diverses de la République Populaire de Chine. Mais c'est le PinYin qui permit la normalisation nationale et la romanisation du mandarin. Aujourd'hui, le PinYin est étudié à l'école en même temps que les caractères traditionnels auxquels ils se réfèrent.

La plupart des mots/caractères chinois sont mono ou dissyllabiques. Ils se composent phonétiquement d'une consonne dite d'attaque (bi-labiale, labio-dentale, alvéolaire, alvéolaire-palatale, vélaire ou rétroflexe)  et d'une finale, qui comporte une semi-voyelle ou voyelle dont la prononciation se fera sur des tons différents selon le sens donné.

Il existe 4 tons (en plus du ton neutre) :

0.      Pas de ton
1.  ¯  Ton haut et monocorde
2.  ˊTon montant (comme une question)
3.  ˇ   Ton descendant à peine puis remontant
4. ˋ Ton descendant, très bref

Si le clavier utilisé ne contient pas les marques toniques, on peut indiquer le numéro des tons (ex : wo (3) shi (4) Fa(3)Guo(2) ren (2) = "je suis Français(e)").

Sons :

Bi-labaux : b, p, m
Labio-dentaux : f
Alvéolaires : d, t, n, l et z, c, s (ces 3 derniers affriqués ou fricatifs)
Alvéolo-palatales : j, q, x
Vélaires : g, k, h
Rétroflexes : zh, ch, sh, r

CLAVIER :

Les systèmes d'exploitation les plus courants (Linux/GNU, Windows, Mac OS X) comportent des fonctions de saisie du chinois à partir du PinYin.
  • Sous MS-Windows (2000 et supérieur) : panneau de configuration ⇒ options régionales ⇒ ajouter une langue ⇒ chinois traditionnel; le chinois est ajouté à la barre de langues. Ce logiciel IME (Input Method Editor) a de larges possibilité de paramétrage, affichage de claviers virtuels spécialisés, choix des caractères dans des tableaux par clés et nombre de traits.
  • Sous MS-Windows (95 à Me) installer les IME que l'on peut trouver sur le site de Microsoft.
  • Sous Mac OS X, on peut sélectionner la méthode de saisie Chinois simplifié ⇒ ITABC ou Chinois traditionnel > Pinyin (ouvrir les Préférences systèmes puis International). Attention toutefois : En ITABC pour Chinois simplifié, le clavier est qwerty, alors qu’en saisie Pinyin pour Chinois traditionnel, le clavier est azerty.
  • Sous GNU/Linux, on peut utiliser SCIM (bouton droit ⇒ méthode de saisie ⇒ chinois simplifié ⇒ smart pinyin).
  • Certains logiciels de traitement de texte, par exemple Njstar, offrent une fonction équivalente de saisie, et peuvent être utilisés sur un ordinateur non configuré pour les langues à sinogrammes.

Saisir directement en pinyin :

Sous Linux, il est également possible de taper du PinYin avec les tons. Deux méthodes sont utilisables :

1. On utilise le module SCIM zh-pinyin (taper la lettre suivi du numéro du ton) (attention aux touches a et q, qui sont parfois inversées, comme sur le clavier anglais).

2. On utilise la touche compose, combinée avec :
  • _ + a/e/i/o/(¨)u pour āēīō(ǖ)ū ;
  • ' + a/e/i/o/(¨)u pour áéíó(ǘ)ú ;
  • c + a/e/i/o/(¨)u pour ǎěǐǒ(ǚ)ǔ ;
  • ` + a/e/i/o/(¨)u pour àèìò(ǜ)ù.
Dans certains cas, le quatrième ton ne marche pas. Par contre, à, è et ù sont déjà présents sur les claviers azerty français, ou bien il est possible d'utiliser l'« input pad » de SCIM (clavier virtuel, touches composées), puis de combiner grave + caractère (a/e/i/o/(")u).
Enfin, il est possible de taper du pinyin sous Linux, Windows et Mac, en utilisant la disposition de clavier bépo, qui permet entre autres d'écrire énormément de caractères, grâce aux touches mortes. Voici les exemples pour la voyelle u (pour les autres voyelles, on procéde par analogie) :
  • ū s'obtient avec : (altgr+m) + u
  • ú s'obtient avec : (altgr+é) + u
  • ǔ s'obtient avec : (altgr+v) + u
  • ù s'obtient avec : (altgr+è) + u (ù est également disponible en altgr+u)
  • ǖ s'obtient avec : (altgr+m) + (altgr+i) + u
  • ǘ s'obtient avec : (altgr+é) + (altgr+i) + u
  • ǚ s'obtient avec : (altgr+v) + (altgr+i) + u
  • ǜ s'obtient avec : (altgr+è) + (altgr+i) + u
Source : Wikipedia

1 commentaire:

  1. Sur Mac, en fait, ça dépend de la saisie précédemment sélectionnée.
    Par exemple, si j'utilise clavier américain, et ensuite le pinyin (S ou T), mon clavier pinyin sera QWERTY.
    Si j'utilise un clavier français, et ensuite le pinyin (S ou T), mon clavier de saisie pinyin sera AZERTY.

    De plus, utilisant le trackpad ou le magic trackpad pour les Mac de bureau, on a la possibilité d'écrire les caractères avec son doigt (sans avoir mangé de chocolat) comme sur iPhone. Très avantageux pour rechercher un caractère, ou écrire un caractère dont on a oublié la prononciation (et du coup, sa transcription en pinyin).

    Plutôt cool……

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