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Bandeau théière calli

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vendredi 1 janvier 2016

Les petites fleurs rouges



Kan Shang Qu Hen Mei. C'est le titre d'un film de YUAN Zhang, qui a obtenu le prix CICAE au Festival de Berlin de 2006, qui a été sélectionné la même année au Festival de Sundance et a également obtenu le Grand prix Robert Bresson au Festival de Venise.





L'histoire est celle d'un tout petit garçon de moins de 3 ans, Qiang-Qiang, que son père place dans une pension. Nous entrons là dans le monde de petits pensionnaires d'une école maternelle dans cette Chine qui semble sortir des années 1960. C'est un huis-clos plein de minots qui apprennent la discipline des petits : comment on enlève son pull, comment on lève la main avant de répondre, ce qu'il faut faire pour être propre et pour avancer en rang deux par deux (en tenant la ficelle au milieu). Le tout mené presque tambour battant par une poignée d'institutrices-surveillantes qui encadrent avec douceur ou cruauté ce petit monde sorti du nid.

Le jeune Qiang-Qiang n'arrive pas à s'habituer aux conditions peu maternelles de cette pension et se rebelle. Curieux, il n'arrive pas à rentrer dans le rang et ne pense qu'à s'échapper. Il finit même par entraîner ses camarades à monter un coup contre une institutrice qu'il voit comme un monstre.
Une prouesse d'arriver à faire jouer tous ces petits entre 4 et 6 ans.

Les petites fleurs rouges, ce sont leurs bons points. Les petites fleurs de papier remplacent nos gommettes bleues et rouges d'antan. Le film nous renvoie loin en arrière dans notre intimité presque primitive et nous fait retrouver notre regard d'enfant, nos peurs et nos petits moments de joie. C'est là que l'on voit que notre enfance n'est pas si éloignée de la leur.


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