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Bandeau théière calli

Bandeau théière calli

mercredi 1 février 2017

Fête des lanternes - 元肖节

Le jour, ou plutôt le soir de la Fête des lanternes (元肖节- Yuan xiao jie), c'est la lumière qui clôt le cycle des festivités du Nouvel an chinois.


 A cette occasion, les familles vont se promener dès que la nuit tombe, portant chacun une lanterne. Ces dernières peuvent être des traditionnelles Hua Deng (花登) faites de papier où figurent des modèles régionaux qui rappellent souvent des scènes de mythes et légendes, mais les modèles plus tendance ou plus populaires se voient de plus en plus.

Ce jour-là, la tradition veut que l'on mange de la "soupe des lanternes" faite de boulettes de farine de riz farcies et bouillies, dont la forme rappelle les lanternes ronde, symbole de la plénitude. On joue aux devinettes (le jeu date des Song -960-1279), on va voir des spectacles de rue comme la danse du lion, les tambourins, les feux d'artifice. Et surtout, on fait beaucoup de bruit pour éloigner le mauvais génie de l'hiver, représenté par le lion ou le dragon. 


La tradition de la Fête des lanternes remonte à loin avant notre ère ; l'année se divisait alors en trois parties ; elle commençait le 15ème jour du premier mois lunaire et l'on fêtait alors l'anniversaire d'une divinité céleste : Tian Guan Dadi, qui menaçait de brûler la capitale. L'idée vint à l'un des festoyeurs de proposer à chacun d'accrocher une lanterne rouge à sa porte de façon à ce que Tian Guan Dadi s'enfuie, croyant la ville incendiée. Peu à peu, cette version fut remplacée par une autre plus réjouissante : on dit que c'est un conseiller impérial qui, pour permettre à une servante du Palais de sortir pour voir sa famille, avait fait allumer ces lanternes. Mais certains y voient une réplique d'une tradition bouddhiste où l'on allumait des lampes pour honorer les dieux dans les temples.


A Montpellier, le soir de la Fête des lanternes, cette année le 28 janvier 2017, un groupe de sinophiles s'est réuni au cœur de la ville ancienne, à l'instigation de l'Institut Confucius, afin d'admirer la danse du lion chassé par les cymbales et de voir les lanternes chinoises, accrochées comme des illuminations de Noël, s'éclairer simultanément rue de la Loge. Certes, les lanternes étaient électriques, mais l'honneur de la célébration était sauf et le Maire, malgré une petite pluie et un grand vent, est passé dire quelques mots et jouer des cymbales avant de partir pour la Russie.




mardi 31 janvier 2017

Bonne année du coq ! Votre horoscope chinois pour 2017

Le 28 janvier dernier (2017), l'année du singe a laissé place à celle du coq, avec l'élément "feu", nous faisant passer d'une année "yang" bien dynamique à une année "yin" plus spontanée et plus sincère mais dans laquelle la douceur ne sera pas absente. La teinte générale : travail et succès, car c'est une année bénéfique pour qui laissera le cocooning de côté pour se lancer avec audace et courage. Pour ceux qui se sont déjà lancés dans un projet, celui-ci a des chances de prendre une tournure plus claire et plus définitive. Les arts seront à l'honneur, qu'ils soient graphiques, esthétiques ou culinaires. Mais attention : l'arrogance du coq peut mener à des rebellions ou des révoltes. Nous aurons tous intérêt à mettre un peu d'eau dans notre vin.

A présent, faisons le tour des 12 signes du zodiaque chinois.

LE RAT

Ouh là là ! Quelques écueils ici et là semblent vouloir faire capoter vos plans. Y aurait-ils des incompréhensions, des hésitations ? Tenez bon la barre, La famille, sera là, heureusement, pour vous conseiller ou vous protéger.
L'été sera-t-il chaud ? Un rapprochement n'est pas impossible, mais un imprévu peut vous dérouter d'une voie qui vous semblait toute tracée et une pause vous sera bénéfique. Si une déception s'annonce à l'horizon, n'oubliez jamais que l'avenir vous réserve une voie encore meilleure.
Rapprochez-vous donc de l'impétueux dragon, lui saura vous motiver. D'autres partenaires possibles : le Bœuf (dans le travail) ou encore le Singe (côté cœur).
Côté boulot, vous mettrez les bouchées doubles car vous avez compris où résidait votre intérêt et vous voyez un peu plus clairement se dessiner un projet d'avenir. Ne brûlez pas les étapes et concentrez-vous sur chaque jour, sur chaque tâche, en mettant de côté votre tendance à la procrastination.


LE BŒUF

Tout doux, Monsieur ou Madame Bœuf ! Rien ne semble vous retenir. C'est avec panache que vous allez prendre votre vie en main. Le début d'année vous donne des ailes et vous n'avez de cesse que de peaufiner les actions que vous menez. Votre entourage vous écoute et vous ne vous lassez pas de leur présenter les tenants et aboutissants. Une promotion est peut-être au bout de vos efforts. Attention cependant à ne pas froisser des collaborateurs, la jalousie peut en piquer plus d'un.
Peu avant l'été, vous aurez peut-être l'impression de rouiller un peu et aurez besoin d'exercice ou de changement d'air pour vous remettre en route sereinement. 
C'est à la rentrée des écoliers que le Boeuf va voir enfin fructifier ce qu'il a semé. Ouf ! Vous pourrez vous réjouir car cette année sera exceptionnelle, surtout si vous savez vous montrer conciliant avec les proches.

LE TIGRE

Mazette ! Quelle chance ! Cette année va être magnifique pour vous ! Elégant, racé, vous qui êtes copain avec le Coq vous flairerez l'air doux du printemps pour savoir où le vent tournera. C'est ainsi que vous vous dirigerez, sûr de votre instinct, vers une belle avancée professionnelle et un succès amoureux (voire plusieurs). En tout cas, personne ne restera indifférent à votre allure de félin et à votre dynamisme.
C'est la passion qui vous porte, vous êtes aux anges dès qu'un défi pointe son nez. Vous vivrez à votre rythme d'aventure en aventure, avec les voyages et la chance en bandoulière. Alors n'hésitez pas : lancez-vous pour de bon !

LE LAPIN (ou Lièvre)

O peuchêre ! Qu'est-ce que c'est que tous ces obstacles en travers de votre route ? Vous avez tout intérêt à y aller "tranquillo", vous devrez marcher sur des œufs pour ne pas faire d'omelette. 
Heureusement, votre nature optimiste va vous aider à tenir le cap. Vous arriverez à coup sûr à faire montre, cette année, de plus de réalisme pour arriver là où vous vous dirigez.
Le coq, qui n'a pourtant l'air que d'un fieffé vantard, ne tient pas à vous ménager. Gardez-le à distance avec prudence. Attention aux mots que vous utilisez, aux actions que vous lancez.
Les beaux jours de l'été vont vous apporter une compensation à vos efforts : une nouvelle orientation plus culturelle, voire philosophique, vous permettra de faire un peu de ménage dans votre esprit et dans votre maison. Mmmmh ! Quel bonheur d'apprécier enfin l'essentiel et la beauté des choses !
Vos amis : le Cochon, qui vous apportera la joie de vivre, et le Serpent, qui vous épaulera avec sa sagesse (ssssss !).

LE DRAGON

Cette année, votre entourage sera à votre écoute, tout prêt à mettre en pratique vos bonnes idées.  Vous êtes un être généreux et vous aimez les sorties, on vous verra partout : cinéma, exposition, théâtre, concert, restaurant, tout vous attire et vous partagerez ces bons moments.
Il y a fort à parier que vous allez mettre en route une nouvelle stratégie dans les affaires et vous aurez raison. N'hésitez pas à nouer de nouveaux contacts, mais attention à ne pas vider votre portefeuille à toute vitesse avec des achats inconsidérés.
Côté amour, votre prince ou votre princesse va vous faire tomber sous son charme.
Malgré la bonne disposition du coq, attention à ceux et celles qui voudront vous déstabiliser, ils tenteront tout pour ce faire. Gardez votre calme, ne vous emportez surtout pas, ce n'est qu'ainsi que l'orage passera.

LE SSSSSSERPENT

Le coq a décidé de vous faire quelques faveurs cette année : les affaires se porteront bien, vous aurez de quoi alimenter vos envies et votre soif de connaissance. 
Les amours : le vent en poupe ! La famille ? Tout va pour le mieux dans un monde que certains veulent meilleur. 
Envie de paresser au soleil cet été ? Allez-y ! Rechargez vos piles solaires ! Cela vous aidera à redémarrer sur les starting blocks à la rentrée de septembre.
Votre curiosité naturelle est peut-être ce qui va vous attirer l'être dont vous rêviez et qui sait si ce ne sera pas un(e) Lapin qui vous tendra ses bras ? A moins que ce ne soit un(e) Tigre impétueux...
Quand l'hiver prochain arrivera, vous aurez réussi à vous faire un joli petit nid douillet dont vous pourrez profiter avec ou sans enfants.

LE CHEVAL

Oh, oh ! Le coq de feu vous a concocté une année plutôt délicate. Contrariétés et déconvenues pavent votre chemin. Après de chaleureuses retrouvailles en famille, vous voudrez souder ce lien encore un peu plus.
Du côté du travail, votre élan et votre créativité vous apporteront, certes, des joies, mais celles-ci se heurteront à des hauts et des bas. Vous adopterez profil bas pendant un temps et vous aurez raison. Il faut parfois savoir hiberner. Mais si l'ambiance vous pèse trop, il n'est pas impossible que vous vous décidiez à fuir pour de bon un climat qui vous rend de plus en plus morose. L'occasion de vous tourner vers de nouveaux horizons.
Si vous bougez, le coq sera tout de même là pour vous épauler et le Chien vous aidera aussi. 
Côté romance, c'est peut-être la Chèvre qui vous fera chavirer, elle qui saura vous combler d'amour et de rêve. A moins que le Tigre vous attire dans ses griffes...
En tout cas, la fin de l'année sonnera le glas des ennuis. Il serait temps ! En attendant, patience !

LE MOUTON (ou la Chèvre)

Bêêêh, je crois bien que cette année du coq sera pour vous une année délicieuse. A commencer par votre vie familiale, qui sera réconfortante et chaleureuse. Votre vie professionnelle saura vous stimuler et faire l'admiration de vos supérieurs et de votre entourage.
Vous êtes toniques, fonceur, intuitif. Le printemps vous donnera du peps. 
L'approche des beaux jours vous donneront envie de changement et vous préparerez un voyage inhabituel. Psst ! Modérato, côté porte-monnaie, sinon il risque de se vider comme une baudruche.
Vous procrastinez de plus en plus ? Notez bien vos priorités et ne ratez pas les échéances.
Si vous êtes en couple, les liens se resserrent après un écart peu agréable. Si vous êtes célibataires, vous privilégierez les rencontres solides aux échanges furtifs et futiles.

LE SINGE

On vous dit malicieux, honorable Singe, et cette malice vous rend joyeux et espiègle. L'année du coq va vous apporter encore des flèches à votre arc ; vous vous amuserez dans des joutes verbales, dans des jeux de ruse ou de surprise. 
Côté sentimental, c'est stimulant. Cet été, c'est à deux que vous partirez ensemble voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Le romantisme, c'est pour vous. Profitez-en. 
Côté professionnel, vous n'aimerez pas être contredit et vous ruez dans les brancards. L'avenir semble vous donner raison. Qui peut accepter l'inacceptable ? 
Votre bonne humeur est contagieuse et fera un halo de joie de vivre autour de vous.

LE COQ

J'ai entendu dire par un autochtone que le Coq serait à la fête puisque c'est son année, mais selon les dires de mon prof. de Chinois, il ne faut pas croire cela, ce serait même plutôt l'inverse.
Pourtant, il semble bien que cette année ne soit pas si terrible que cela. D'abord, elle vous apportera, en début et en fin d'année, des satisfactions en famille. 
Bon, c'est vrai que Pâques approchant, vous deviendrez de plus en plus nerveux, un rien vous mettra en boule. Ne soyez pas si autoritaire et tentez d'apprivoiser des vues différentes aux vôtres, vous aurez tout à y gagner. Et essayez de vous tenir à ce que vous avez pour l'instant ; un "tiens" vaut mieux que deux "tu l'auras".
Vers septembre, vous aurez repris du nerf de la guerre tout en étant plus détendu car une situation nouvelle aura changé un peu la donne.
Côté cœur, vous aurez du mal à vous recentrer mais l'approche de l'hiver vous apportera de bonnes nouvelles.
Je vous rassure : les finances vont s'améliorer en fin d'année.

LE CHIEN

Ah, mon brave toutou ! L'année qui vient sera en yoyo pour vous. Certes, vos amis et votre entourage auront plaisir à être en votre compagnie, certes, votre vie sociale sera enviable, tout comme vos finances, d'ailleurs. Pour autant, quelques conflits risquent de pointer le bout de leur nez. 
Faites attention à procéder par étapes, à ne pas mettre la charrue avant les bœufs, et tout ira mieux.
Il est plus que probable que que vous trouverez l'amour auprès d'un flamboyant et passionné Tigre, épris d'absolu. Quant à votre ami Cheval, ce sera un associé sur qui vous pourrez vous appuyer en toute confiance pour un projet que vous avez à cœur, tout comme ce si gentil Cochon.
Nul doute, en tout cas, que vous aurez de grandes satisfactions en famille.
Votre talent acquis : savoir flairer les dangers, ce qui vous permettra de protéger vos proches ou votre famille d'une menace. Le justicier du zodiaque chinois peut y aller de ses conseils et de ses boucliers, il en aura sûrement le loisir et ce sera d'une grande aide. Mais n'oubliez pas, lorsque des ennuis pointent, que le temps est de votre côté, c'est un allié sûr.

LE COCHON (ou Sanglier)

Aimable Cochon, votre charme et la chance vous porteront toute l'année durant -ou presque. 
Après un moment précieux de convivialité auprès de vos proches, l'année débute avec son plein d'activités, mais aussi de déceptions. 
Professionnellement, vous vous lancez encore plus en avant, faisant fi des menues déconvenues qui ne sont que passagères. Vous vous affirmez et prenez confiance en vous, vous gérez mieux vos affaires, votre agenda prend forme et vos objectifs seront atteints grâce à votre persévérance. Bravo !
Plus vous avancez dans l'année, plus votre bonne étoile vous guide et vous soutient. Vous commencez à vous occuper un peu de vous et vous avez raison, personne ne le fera pour vous, en tout cas pas tout de suite. L'année du Coq va vous apporter un peu de légèreté, un air de fraîcheur tout vivifiant. Profitez-en pour sortir de votre cocon, votre entourage vous y encouragera et cela vous fera le plus grand bien, même si votre signe désigne la maison, dont vous êtes la voûte. 
Quoi que vous fassiez ou ne fassiez pas, vous réussirez toujours à maintenir la prospérité de votre petite famille, les gardant à l'abri du besoin, d'autant qu'un changement qui vous aidera va s'opérer sous votre toit.
Côté cœur, n'hésitez pas à porter votre affirmation un peu plus haut pour vous faire comprendre.
Votre meilleur ami : le Chien fidèle et affectueux, qui est toujours à votre écoute. Le Lapin vous enchantera par son affection et vous vous rapprocherez d'un Mouton créatif à souhait. Quant au Cochon, il saura peut-être vous rendre heureuse.


Exposition chez Shanshan Sun

Janvier-février 2017

Le peintre calligraphe taoïste Shanshan Sun de Montpellier présente en ce moment des œuvres choisies parmi les travaux de ses élèves les plus brillants.


Le vernissage a eu lieu samedi soir à son atelier-boutique, une salle à l'esthétique épurée très zen. Petit aperçu :



Les rouleaux devant l'aquarium

L'ami au tire-bouchon

Shanshan SUN

Sophie Liottier - Coquelicots

Œuvres diverses

Thibaud Aronson - Montagne céleste

Sylvie Mercuriali - Chat

Shanshan Sun présente les artistes

B. Teyssendier de la Serve - Shanshui


Agnès Dumesny - Lotus

Montagne céleste (de plus près)

Michel - Bambous

Benjamin du Peloux - S'envoler


Les élèves-exposants* :
  • Thibaud Aronson (Nuage dansant/Embrasser la nature/Montagne céleste)
  • Agnès Dumesny (Lotus)
  • Bruno Gosteau (Fleur de Prunier)
  • Sophie Liottier (Coquelicots)
  • Sylvie Mercuriali (Chat)
  • Jean-Marie Millon (Calligraphie libre)
  • Benjamin du Peloux (S'envoler)
  • Claudia Potel (Les Tiangan et Dizhi)
  • Claudine Schott (Bambous/Ame)
  • Bernard Teyssendier de la Serve (Shanshui)

* Les oeuvres sont à la vente dans l'atelier. Pour les tarifs, voir avec M. Sun.

Atelier-boutique SUN Shanshan
35 rue de la Valfère
Montpellier - Ecusson 
Tél. : 04 67 66 77 46



vendredi 25 novembre 2016

De retour de Shanghaï au Domaine Saint Julia

FÊTE DES VIGNES 2016
Portes ouvertes

SAMEDI 26

et

DIMANCHE 27 NOVEMBRE


Au Domaine SAINT JULIA
rue Richer de Belleval
à Murviel lès Montpellier



De 11 h à 19 h, Carolina et Régis Sudre vous convient à l'exposition

DE RETOUR DE SHANGHAÏ

Calligraphies, peintures chinoises
et leurs techniques

***  °°°  ***


Pour les fêtes, les propriétaires du Domaine vous proposent :

Coffret cadeau découverte
Magnum en coffret
1 bouteille pour un carton acheté
1 magnum pour tout achat de + de 140 €
- 15 % pour 2 cartons de rosés achetés


Renseignements :
regis.sudre@orange.fr
06 46 48 29 55 et 06 22 53 34 51
GPS caveau : 43.603668.3.735510

Récits de voyages en Chine

Le mois dernier, j'ai trouvé sur un éventaire du Marché aux Livres un ouvrage extrêmement intéressant qui s'intitule 

RECITS DE VOYAGES EN CHINE

Publié par le club France Loisirs et édité par Robert Laffont (1992), c'est un recueil d'aventures de route relatées par trois voyageurs au XIXe siècle : une femme de diplomate aux sens en éveil, un missionnaire lazariste friand d'anecdotes et un membre de société géologique pris par la morosité.


Le premier écrit est celui de Catherine-Fanny de Bourboulon (1851-1861), une écossaise qui a suivi son mari diplomate français pendant une dizaine d'années du Gobi à Macao,  en passant par Shanghaï et Pékin. Le récit (p. 11 à 48) s'articule en 3 chapitres : 
  1. A Pékin, promenade dans la ville chinoise
  2. Pique-nique au tombeau des Ming
  3. La traversée du désert du Gobi
Vient ensuite un récit -le principal du recueil- du père Evariste Huc, missionnaire lazariste qui quitte la mission mongole des Eaux Noires pour une grande expédition jusqu'à Lhassa de 1844 à 1846. L'histoire est tirée dans ses "Souvenirs d'un voyage dans la Tartarie et le Thibet", imprimé en 1924 par l'Imprimerie des Lazaristes qui, dit-on, fut un best-seller en son temps. Il se divise (p. 48 à 165) en 12 chapitres :
  1. Préparatifs de départ
  2. Première étape importante : la ville de Tolon-Noor et ses grandes fonderies
  3. Accueil empressé dans la Ville-Bleue
  4. Violent orage et refuge troglodyte
  5. Un festin à la tartare
  6. Souffrances sur la route de Lha-Ssa
  7. Nouveau changement de costume et d'attitude
  8. Péripéties du voyage
  9. Une maladie dangereuse et sa guérison
  10. Procès et torture d'un bandit de grand chemin
  11. La proie des cancrelats sur le lac Pou-Yang
  12. La "Maison aux plumes de poule"
Nous trouvons en dernier la narration du comte Henri Russel-Killough (1858-1859), membre de la Société Française de Géographie et grand amateur de voyages, extraite de "Seize Mille Lieues à travers l'Asie et l'Océanie (Hachette, 1864) subdivisés en trois chapitres (p. 165 à 188) :
  1. Premier relais en mongolie
  2. En route pour le désert de Gobi
  3. Première impression de Péking
Ces fragments d'expériences de voyageurs intrépides dans une Chine pour eux hostile et étrange, sont de véritables bijoux en tant que témoignages des conditions de vie de l'Extrême Orient au XIXe siècle. Je ne résiste pas à la tentation de vous en faire partager un passage, extrait du récit du père Huc qui mentionne l'intervention d'un médecin chinois.

"Tout en approchant de notre lit, il débuta par des aphorismes qui nous parurent avoir quelque valeur.
J'ai appris, dit-il, que l'illustre malade était originaire des contrées occidentales. Il est écrit dans les livres que les maladies varient selon les pays ; celles du Nord ne ressemblent pas à celles du Midi ; chaque peuple en a qui lui sont propres ; aussi, chaque contrée produit-elle des remèdes particuliers et adaptés aux infirmités ordinaires de ses habitants. Le médecin habile doit distinguer les tempéraments, reconnaître le vrai caractère des maladies, et prescrire des médicaments convenables ; voilà en quoi consiste sa science. Il faut qu'il se garde bien de traiter ceux qui sont d'au-delà les mers occidentales comme les hommes de la nation centrale... 

Après avoir débité cette exposition de principes avec les remarquables inflexions de voix et un grand luxe de gestes, il attira à lui un large fauteuil en bambou, et s'assit tout à côté de notre lit, il nous demanda le bras droit, et, l'ayant appuyé sur un petit coussin, il se mit à tâter le pouls, en faisant courir lentement ses cinq doigts sur notre poignet, comme s'il eût joué sur le clavier d'un piano. Les Chinois admettent différents pouls, qui correspondent au cœur, au foie et aux autres principaux organes. Pour bien tâter le pouls, il faut les étudier tous les uns après les autres, et quelquefois plusieurs ensemble, afin de saisir les rapports qu'ils ont entre eux.

Pendant cette opération, qui fut extrêmement longue, le docteur paraissait plongé dans une méditation profonde ; il ne dit pas un mot ; il tenait la tête baissée et les yeux constamment fixés sur la pointe de ses souliers. Quand le bras droit eu été scrupuleusement examiné, ce fut le tour du gauche, sur lequel on exécuta les mêmes cérémonies.

Enfin le docteur releva majestueusement la tête, caressa deux ou trois fois sa barbe et ses moustaches grises, et prononça son arrêt : Par un moyen quelconque, dit-il en branlant la tête, l'air froid a pénétré à l'intérieur, et s'est mis en opposition, dans plusieurs organes, avec le principe igné ; de là cette lutte qui doit nécessairement se manifester par des vomissements et des convulsions. Il faut donc combattre le mal par des substances chaudes... 

Nos mandarins, qui venaient d'avancer précisément tout le contraire, ne manquèrent pas d'approuver hautement l'opinion du médecin. C'est cela, dit maître Ting, c'est évident, il y a lutte entre le froid et le chaud ; les deux principes ne sont pas en harmonie, il suffit des les accorder ; c'est ce que nous avions pensé...

Le médecin continua : La nature de cette noble maladie est telle qu'elle peut céder avec facilité à la vertu des médicaments, et s'évanouir bientôt ; comme aussi il est possible qu'elle y résiste, et que les dangers augments. Voilà mon opinion sur le sujet, après avoir étudié et reconnu les divers caractères des pouls... Cette opinion ne nous parut ni extrêmement hardie, ni très compromettante pour celui qui l'avait conçue...

Il faut, ajouta le docteur, du repos, du calme, et prendre, heure par heure, une dose de la médecine que je vais prescrire... En disant ces mots, il se leva, et alla s'asseoir à une petite table, où l'on avait préparé tout ce qui est nécessaire pour écrire.


Le docteur trempa dans une tasse de thé l'extrémité d'un petit bâton d'encre qu'il délaya lentement sur un disque en pierre noire ; il saisit un pinceau et se mit à tracer l'ordonnance sur une large feuille de papier. Il en écrivit une grande page ; quand il eut fini, il prit son papier, le relut attentivement à demi-voix ; puis s'approcha de nous pour nous en communiquer le contenu. Il plaça l'ordonnance sous nos yeux ; puis, étendant sur sa feuille l'index de sa main droite, terminé par un ongle d'une longueur effrayante, il nous désignait les caractères qu'il venait d'écrire à mesure qu'il nous en donnait une explication détaillée. 


Nous ne comprîmes pas grand'chose à tout ce qu'il nous dit ; le violent mal de tête dont nous étions tourmentés nous empêchait de suivre le fil de sa savante dissertation sur les propriétés et les vertus des nombreux ingrédients qui devaient composer la médecine ; d'ailleurs, le peu d'attention dont nous étions alors capables était entièrement absorbée par la vue de cet ongle prodigieux qui errait à travers un amas de caractères chinois ; il nous sembla comprendre pourtant que la base dur mède était le ta-hoang et le du-pi, c'est-à-dire la rhubarbe et l'écorce d'orange ; après cela il devait encore y entrer une variété considérable de poudres, de feuilles et de racines. Chaque espèce de drogue avait mission d'agir sur un organe particulier pour y opérer le résultat spécial ; cet ensemble d'opérations diverses produirait finalement le prompt rétablissement de notre santé.

Il est d'usage qu'on fasse bouillir ensemble, dans un vase de terre cuite toutes les drogues prescrites ; quand l'eau s'est suffisamment assimilée, par une longue ébullition, leurs propriété médicamenteuses, on la fait avaler au malade aussi chaude qu'il est possible. Ordinairement les médecines chinoises sont d'un aspect oléagineux et d'un noir très foncé, quoique tirant légèrement sur le jaune ; cette physionomie peu rassurante provient d'une certaine substance grasse et noirâtre que les médecins ont le bon goût d'introduire toujours dans leurs ordonnances ; cependant, quand on est parvenu à surmonter la répugnance des yeux, les remèdes chinois ne sont pas du tout pénibles à prendre ; ils ont toujours une saveur fade et un peu sucrée, mais jamais, comme ceux de nos pharmaciens d'Europe, ce goût nauséabond qui fait bondir le cœur et soulève à la fois l'organisation tout entière.

... La prodigieuse quantité de drogues qui entrent dans la composition des médecines chinoises nous a toujours frappé, et nous n'oserions pas assurer que cette particularité ne vient pas précisément de ce que c'est le même individu qui prescrit et vend les remèdes. La crainte de se voir rançonner par l'avidité des médecins a donné naissance à un usage fort bizarre, mais qui entre parfaitement dans les goûts des Chinois. Le médecin et le malade se laissent aller à une sérieuse discussion touchant la valeur et le prix des remèdes indiqués. Les membres de la famille prennent part à ce singulier marchandage ; on demande des drogues communes, peu chères, on en retranche quelques unes de l'ordonnance, afin d'avoir moins à débourser. L'efficacité de la médecine sera peut-être lente ou douteuse ; mais on patientera et on courra la chance. On espère, d'ailleurs, que le retranchement ne gâtera rien ou qu'une dose plus ou moins considérable pourra obtenir à peu près le même résultat. Il faut convenir que, le plus souvent, il n'y a en effet aucun inconvénient ; qu'on adopte un remède ou un autre, qu'on absorbe peu ou beaucoup de liqueur noire, cela ne fait ordinairement ni froid ni chaud. Le médecin, après avoir longtemps discuté, finit toujours par livrer sa marchandise au rabais, parce qu'il est bien sûr que, s'il se montrait trop tenace dans le prix de ses ordonnances, on irait essayer de se faire guérir dans une autre boutique."



mardi 11 octobre 2016

GAO Shuang - 高 爽 - Une artiste confirmée


GAO Shuang (高 爽)* est une jeune artiste chinoise
qui vit et enseigne à Montpellier


Hiver-brume, 32 x 61 cm - 2011


Née en 1976 à Pékin, GAO Shuang y a obtenu, en 1998, à l'âge de 22 ans, un maîtrise d'art à l'université de Tsinghua. C'est peu après qu'elle décide de partir s'installer en France. 
En 2007, à elle obtient un Master (LMD branche internationale) en  Etudes culturelles - Domaines : art, lettres et langues - à l'université Paul Valéry de Montpellier, ville qui a capté son cœur et où elle enseigne la peinture traditionnelle chinoise depuis maintenant plus de 15 ans.

Sa dernière exposition "Peinture chinoises" à Grabels, une commune limitrophe de Montpellier, a accueilli, du 30 septembre au 6 octobre derniers quelques une de ses peintures sur papier ainsi que les travaux de ses élèves. Le thème : l'automne. Lors de cette exposition, madame Gao, qui avait revêtu une robe traditionnelle chinoise pour l'occasion, a effectué en direct une peinture de glycines pleine de charme et de force avec un coup de pinceau très sûr et personnel.

L'artiste et une de ses élèves

Pour ceux et celles qui seraient intéressés par des ateliers ou des stages de peinture traditionnelle chinoise, GAO Shuang est joignable au 06 72 16 13 91 ou par mail à : gao.shuang@wanadoo.fr.

On peut également se renseigner directement auprès de l'Institut Confucius de Montpellier à : info@institut-confucius-montpellier.org, qui organise notamment un stage de cinq sessions de 2 heures chacune, soit 10 heures en tout les vendredis 18 et 25 novembre suivis des vendredis 2, 9 et 16 décembre 2016, de 18 h 30 à 20 h 30. Tarif :100 € en tout, ce qui revient à 10 € de l'heure. Voir aussi sur leur site :
https://www.institut-confucius-montpellier.org/agenda/cours-de-peinture-traditionnelle-chinoise-debutant-2/.

Madame GAO Shuang est également sur Facebook  : 
https://www.facebook.com/peinturechinoise/.


* A noter : les noms chinois s'écrivent avec le nom de famille en premier.

samedi 17 septembre 2016

L'écriture sigillaire

Comme son nom l'indique, l'écriture sigillaire, ou "Zhuan Shu", provient de son utilisation sur les sceaux. On peut la voir encore sur quelques bronzes antiques qui remontent à la dynastie des Zhou de l'Est, du VIIIe siècle avant notre ère.




Ce style d'écriture est communément divisé en deux : le grand et le petit sceau ou sigillaire. Le grand sceau (大篆da zhuan) comporte encore certains caractères qui remontent aux dynasties précédentes, connues sous le nom de "Jia Gu Wen" (甲骨文), qui veut dire écriture sur os ou carapace, dont on a pu justement retrouver des gravures sur des carapaces de tortues ou encore sur des os d'omoplates et dont certains vestiges datent de plus de 3.000 ans. Contrairement à ce que certains ouvrages ont laissé croire, il semblerait que leur origine ne soit pas divinatoire mais médicinale. Le petit sceau (小篆 xiao zhuan), quant à lui, se retrouve postérieurement à l'unification de la Chine pendant la dynastie Han, qui débute en 221 avant J.-C.



Peu à peu les idéogrammes se transforment et un nouveau style d'écriture est utilisé dans les documents officiels : celui des scribes, ou "Li shu", dont les traits sont plus proportionnés et tiennent chacun dans un carré imaginaire.. Ce style sera transformé progressivement jusquà devenir, sous les Han, l'écriture régulière, ou "Kai shu", que l'on continue d'utiliser de nos jours, en même temps que des variantes plus artistiques



Avec le temps, les calligraphes successifs ont permis une écriture plus légère, que l'on nomme l'écriture courante, puis ont apporté une note artistique et plus personnelle, avec la Cursive, au tracé plus rapide et presque lié.





vendredi 12 août 2016

L'impératrice Cixi




C'est une remarquable biographie de l'impératrice Tseu Hi (Cixi en Pinyin) que je viens de lire. Le texte de l'auteure, Jung Chang, est superbement bien traduit de l'anglais par Marie Boudewyn. Le livre (477 pages dont 52 photos et une carte) est sorti en 2015 aux Editions Jean-Claude Lattès pour la traduction française. Jung Chang est également l'auteure de la saga "Les cygnes sauvages" (1992) et, en collaboration avec Jon Halliday, de "Mao, l'histoire inconnue".

L'histoire commence en 1852. La future impératrice a alors 16 ans. Tseu Hi est choisie comme l'une des concubines de l’empereur XianFeng. À la mort de celui-ci en 1861, leur fils de cinq ans lui succède sur le trône. Tseu Hi organisa aussitôt avec la complicité de l’impératrice officielle Zhen, qui elle n’avait pas d’héritier mâle, un coup d’état en interne -et sans effusion de sang- qui fit d’elles deux les impératrices douairières de la Chine. 

A la mort de Zhen, quelques années plus tard, Tseu Hi prit seule les rennes du pouvoir.
Sous son autorité, la Chine, qui passait alors pour un pays arriéré, s'est doté d’à peu près tout ce qui caractérise un état moderne : industries, chemin de fer, électricité, télégraphe, téléphone, eau courante, éducation, sans oublier une armée et une marine équipées à la pointe du progrès et la préparation d'une constitution qui devait faire entrer la Chine parmi les monarchies constituantes. Et ce fut elle qui abolit d’atroces châtiments tels que « la mort des mille coupures » ainsi que le bandage des pieds des femmes de l'élite.

Tseu Hi dut faire face à des crises nationales décisives : la rébellion sanglante des Boxers, les guerres contre la France et le Japon, l’invasion de huit puissances alliées, dont la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Russie et les États-Unis, et sut s'apporter l'amitié des puissances étrangères.

Jung Chang  nous amène au cœur même de l'extraordinaire Palais d’Été et du harem de la Cité Interdite où Tseu Hi vivait entourée d’eunuques. Elle nous fait pénétrer, grâce à une bibliographie impressionnante et des recherches durant cinq années, dans un monde secret qui nous révèle une impératrice jusqu'alors réputée cruelle et tyrannique et qui s'avère également une personnalité ouverte et sensible.


dimanche 17 juillet 2016

L'armée de terre : Pas de traces historiques



Suite au billet que j'avais écrit sur la polémique concernant l'Armée de Terre du Premier Empereur de Chine, Qin Shi Huangdi (voir https://culture-chinoise.blogspot.fr/2013/06/armee-en-terre-cuite-info-ou-intox.html), j'ai pu lire un encart dans "Chine de pékin à Hong Kong" des Guides Bleus d'Hachette - Edition 2010- qui me fait encore me questionner.


En effet, l'auteur de l'encart indique que l'aménagement du tombeau du Premier Empereur est connu par la relation qu'en fit l'historien Sima Qian (v. 135 - 93 av. J.-C.). Ce dernier avait écrit dans ses "Mémoires historiques" (trad. Chavannes) : 


"Dès le début de son règne, Shi huangdi avait fait creuser et arranger la montagne Li. Des palais, toutes les administrations, des ustensiles merveilleux, des joyaux et des objets rares y furent transportés et enfouis et remplirent [la sépulture]. Des artisans reçurent l'ordre de fabriquer des arbalètes et des flèches automatiques ; si quelqu'un avait voulu faire un trou et s'introduire dans la tombe, elles lui auraient soudain tiré dessus. On fit, avec du mercure, les cent cours d'eau, le fleuve Bleu et le fleuve Jaune, et la vaste mer ; des machines les faisaient couler et se le transmettaient les unes aux autres. En haut étaient tous les signes du ciel ; en bas toutes les dispositions de la terre. On fabriqua avec de la graisse de baleine des torches qu'on avait calculé ne pouvoir s'éteindre de lontemps [...]. On planta des herbes et des plantes pour que la tombe eût l'aspect d'une montagne".

Or, il est à noter qu'aucune indication n'a été donné par cet historien sur l'armée de terre cuite de Xi'An exposée sur une vaste étendue au Musée des Guerriers, à quelques kilomètres du Tumulus de Qin Shi Huangdi. Comment se peut-il qu'il n'ait mentionné nulle part une telle oeuvre qui est censée avoir duré plusieurs dizaines d'années à mettre en place, avec des techniques d'une modernité incroyable et qui a du réquisitionner une grande partie de la population de toute une région ? La fosse n° 1, ouverte en octobre 1979, à elle seule recouvre environ 6.000 fantassins de terre, dont plus de 1.000 ont déjà été dégagés. La fosse n°2, repérée en mai 1976 et ouverte en 1994 comprend quatre corps d'armée, ainsi qu'une "splendide épée chromée, toujours coupante après 2.200 ans". Notons au passage que la première utilisation du chrome connue de par chez nous date de 1797, lorsque Nicolas Louis Vauquelin reçut quelques échantillons de crocoïte (chromate de plomb) auxquels il ajouta de l'acide chlorhydrique. Ce même Vauquelin découvrit ensuite qu'il pouvait isoler le chrome métallique en chauffant l'oxyde dans un four à charbon. 




dimanche 3 juillet 2016

Grilles d'écriture


Des grilles d'écriture sont disponibles en ligne sur le site :


Les caractères chinois sont constitués de plusieurs "clés" indiquant les racines idéographiques, sémiologiques et/ou phonétiques d'un mot. Ces caractères sont constitués de plusieurs traits, tracés dans un ordre défini et qui doivent prendre place dans un carré imaginaire afin de respecter des proportions harmonieuses. Le site du lien vous permet de préparer vos propres grilles, selon les caractères que vous voulez vous entraîner à écrire.


Chaque trait ou chaque clé doit s'insérer à sa place et c'est pourquoi, lors de l'apprentissage de l'écriture chinoise, les élèves s'entraînent à les calligraphier sur des feuilles ou des cahiers munis de cases dans lesquelles des traits sont insérés (l'équivalent de nos lignes d'écriture à l'école). Ces traits divisent chaque case en plusieurs parties égales, carrées ou triangulaires, soit les deux, ce qui permet de bien situer chaque partie de la combinaison de traits dans le carré où il s'insère.

Les grilles d'écriture sont parfois pré-écrites dans les premières cases, avec les traits de plus en plus transparents dans les suivantes, afin de prendre dans un premier temps l'habitude du tracé. 


Pour l'écriture simple au stylo bille ou au crayon, n'importe quel papier peut être utilisé et les carreaux seront de petite taille, mais pour la calligraphie, qui se fait à l'aide d'un pinceau spécial et d'encre très noire à base de suie et de résine, il est nécessaire de prendre comme support un papier de mûrier ou de riz, afin d'absorber juste ce qu'il faut d'encre. Les cases seront plus grandes. On peut trouver ces papiers dans les magasins spécialisés.