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Bandeau théière calli

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mardi 16 juillet 2013

Confucius - 孔夫子


Confucius ou Kǒngfūzǐ (孔夫子) est né en 551 av. J.C. à Zou (陬)et mort en 479 av. J.C. à Qufu (曲阜), au nord-est de la Chine (province de Shangdong). Emblème national d'une pensée humaniste, Confucius a marqué l'histoire par sa ruse en même temps que par son intégrité. Considéré en et outre Chine comme le premier "éducateur", il a fait des émules autour de l'Empire du Milieu, que ce soit au Japon, en Corée du Sud ou encore à Singapour.


Le confucianisme est devenu une doctrine politique autant que sociale avant de se transformer, après la mort du maître, en idéologie pure voire en religion.

Confucius n'aime pas les us et moeurs de la Cour du roi à l'heure de la dynastie des Zhou de l'Est (Printemps et Automnes 771-475 et des Royaumes Combattants 475-221 av. JC.). Les personnages importants se montrent à la fois hautains et trop dévoués, attendant quelque promotion en retour de leur servilité et de leurs courbettes. Le sage pensait qu'il valait mieux fuir son temps ou son pays en temps de troubles et de décadence plutôt que de se voir congédié à cause d'un simple geste ou d'un simple regard jugé déplacé. En deux mots : il était contre toute forme de tyranie exercée par le pouvoir, contre l'autoritarisme aveugle et l'hypocrisie ambiante à la Cour.

Le "Maître" finit par fonder une sorte de centre d'enseignement à la fonction publique où il forme les esprits à l'indépendance et l'humanisme, pensant qu'il est possible de s'épanouir "entre soi", entre amis habités par les mêmes aspirations éthiques (et esthétiques). Freinant le zèle des trop zélés et poussant son manque chez les plus lents à recevoir ses enseignements, Kongfuzi s'applique à mettre en avant la prévalence de l'esprit en contradiction avec l'étalage des connaissances ; il tente d'affranchir ses élèves des considérations d'intérêt et de hiérarchie traditionnelle, y préférant l'étude du perfectionnement de soi et la camaraderie plutôt qu'un artifice bourré de codes ampoulés et inutiles.

Citation :

"Étudier sans réfléchir est vain, mais réfléchir sans apprendre est dangereux." 
學而不思則罔,思而不學則殆。

J'ai lu, il y a peu, LES ENTRETIENS DE CONFUCIUS
Enfin, une version traduite et anotée par Pierre Ryckmans, chez Gallimard (1987), Folio (2 €).


Ce n'est qu'après la mort du Maître, que l'ensemble des Entretiens a été compilé ; ce travail a été effectué par au moins deux générations de disciples ; il s'est poursuivi pendant plus de 50 ans, jusqu'aux alentours de 400 avant J.C. Cette compilation a d'abord circulé en deux versions autonomes, qui furent finalement amalgamées peu avant le début de notre ère sous la forme que nous lui connaissons à l'heure actuelle. De fait, le texte comporte des passages obscurs, des éléments qui semblent anachroniques, des ajouts étrangers, des fragments hétérogènes, voire des redondances et quelques lacunes. Il n'en a pas moins conservé, si l'on considère son âge vénérable, une vigueur et une cohérence étonnantes qui lui confèrent une unité et une vivacité hors du commun.

Extraits choisis :

VI. 20 (passionné) "Celui qui sait une chose ne vaut pas celui qui l'aime. Celui qui aime une chose ne vaut pas celui qui en fait sa joie."

VII.36 (désabusé) "Le luxe entraîne l'arrogance, la frugalité entraîne la rusticité. Plutôt être rustaud qu'arrogant."

VI. 18 (équilibré) "Quand le naturel l'emporte sur la culture, cela donne un sauvage ; quand la culture l'emporte sur le naturel, cela donne un pédant. L'exact équilibre du naturel et de la culture produit l'honnête homme."

VI. 21 (un brin élitiste ?) "A des hommes moyens, on peut expliquer les choses supérieures. A des hommes inférieurs, on ne peut pas expliquer les choses supérieures."

XIII. 30 (lucide et un tantinet antimilitariste) "Envoyer à la guerre un peuple qu'on n'a pas instruit, c'est l'envoyer à sa perte."

XIII. 23 (anticonformiste) "L'honnête homme cultive l'harmonie, mais pas la conformité. L'homme de peu cultive la conformité, mais pas l'harmonie."

XIV. 41 (clairvoyant) "Quand les maîtres cultivent les rites, le peuple est facile à gouverner."

XIV. 43 ( Respectueux) Yan Rang attendait assis, les jambes étalées.
Le Maître dit : "Qui, jeune, ne respecte pas ses aînés, dans son âge mûr ne produit rien et, vieux, refuse de mourir, n'est qu'un brigand." De sa canne, il lui frappa le mollet.

VIII. 17 (Avide de connaissances) "Etudier, c'est comme courir après ce qui nous échappe, tout en craignant de perdre ce qu'on a déjà."

Confucius était-il un vieux macho ? Toujours est-il qu'il ne considérait pas une femme comme l'égal d'un homme :

VIII. 20 Avec cinq ministres, Shun gouverna le monde. Le roi Wu a dit qu'il avait lui-même dix ministres. Confucius dit : "Les hommes de talent sont rares, c'est bien le cas de le dire puisqu'à l'époque de Yao et Shun, où ils étaient pourant les plus nombreux, Shun n'en trouva que cinq. Et le roi Wu n'avait que neuf ministres, en fait, car l'un des dix était une femme..."



 

3 commentaires:

  1. J'ai toujours eu du mal avec Confucius. Pour moi cela reste de la philosophie sociale. Avec des principe tel que la famille, la société, les ancêtre et la vie en communauté.

    Concernant la place des femmes, je te renvois aux 3 vertus de la femme chinoise selon Confucius que je résume en 3 ligne :
    - obéit à ton père
    - obéit à ton mari
    - obéit à ton fils ainé

    Sinon tu as 2 courants Taoiste :
    - version couple autorisé (travail sur l'harmonie)
    - version ermite / c'est à dire seul (pas de couple

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    1. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  2. Je n'ai lu qu'un livre simple sur Confucius mais à dire je n'ai pas accrocher ce Livre.

    Je m'arrête rarement à ma première impression. Et à te lire, je passe à coté de quelques chose d'intéressant. Il va falloir que je me trouve un autre livre plus complet à sujet.

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