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Bandeau théière calli

Bandeau théière calli

mercredi 8 février 2017

Concert de musique chinoise

Hier soir, l'Institut Confucius de Montpellier -ICM- nous a convié à un concert de musique et danses chinoises avec des membres de la troupe artistique de l'Université des Sciences Electroniques et Technologiques de Chengdu. Les étudiants étaient accompagnés de leurs enseignants BEN Lide, professeur et compositeur de Erhu et SU Wenbo, baryton diplômé du Conservatoire de musique national de Chine.

Les instruments utilisés sont :

Le ERHU (二胡 - èrhú)




Probablement originaire d'Asie centrale ou de Mongolie, c'est un instrument à cordes (Huqin). Son nom, composé de "Er" = deux, et "Hu" = barbare, veut dire qu'il ne possède que deux cordes. C'est cette particularité qui rend l'instrument particulièrement difficile à jouer.  Le erhu, ou er-hu, se compose d'une petite caisse de résonance en bois recouverte d'une peau de serpent ou faite à partir d'une calebasse, d'un manche en bois, de deux cordes (ré et la) et de deux chevilles. On en joue avec un archet. Traditionnellement utilisé dans l'opéra chinois, il revient avec force depuis une vingtaine d'années avec des jeux très variés allant du classique occidental à la création contemporaine.

Le PIPA (琵琶 - pípa)



C'est un instrument traditionnel à cordes pincées, de la famille du luth. On en trouve des mentions dans des textes du IIe siècle avant notre ère et sa version japonaise est connue sous le nom de Biwa. Le Biba, nom du néflier en japonais, provient du chinois pípa guǒ, qui indique un fruit en forme de nèfle. L'instrument comporte 4 cordes, en soie pour les traditionnels mais bien souvent à présent métalliques, une caisse sculptée dans un bloc de bois unique, un manche court évasé et 4 chevilles sur un cheviller incliné. La table d'harmonie est constituée de 30 frettes en bois. Sa sonorité peut rappeler un peu celle de la mandoline italienne.

Le DIZI (笛子 - dízi)




Le Dizi (prononcer "Tidzeu") est la flûte traversière traditionnelle chinoise. Fait de bambou, son cylindre est percé de 12 trous, dont un portant une membrane de roseau ou de bambou. Ses extrémités sont ornés d'os ou de corne. Parfois gravé d'un poème classique et de la signature du fabricant, il peut aussi porter des lanières de tissus décoratives. Deux sortes de Dizi peuvent se trouver : le bangdi, qui rappelle les chants d'oiseaux, est plus courant dans le nord de la Chine, et le qudi, que l'on trouve plutôt dans le sud et avec lequel on joue des mélodies plus douces et moins syncopées que dans les régions septentrionales.

Extraits du concert d'hier soir à la Maison des étudiants Aimé Shoening, Espace Richter :




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